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Le département Immobilier poursuit sa croissance avec l arrivée d Adrien WILLIOT en qualité d associé

Adrien WILLIOT a débuté sa carrière chez De Pardieu Brocas Maffei au sein du département Immobilier, puis a rejoint le bureau parisien d Ashurst, en qualité de Counsel. Adrien a développé une solide expérience en matière de conseil sur les opérations complexes immobilières françaises et trans- frontalières, dans le domaine des transactions immobilières, des baux commerciaux, de l asset management et de la construction. Sa clientèle française et internationale est composée princi- palement de foncières, de family offices, d institutionnels et de promoteurs, mais également d utilisateurs. Ces dernières années, Adrien a consolidé une expertise reconnue dans le secteur du coworking, flex office et coliving, en accom- pagnant certains des principaux acteurs du secteur.

Le ralentissement du marché de l immobilier transactionnel, particulièrement soutenu au cours des 2ème et 3ème trimestres 2020, s explique notamment par le gel des investissements et des désinvestissements face à l incertitude liée à l évolution du marché et des valeurs

d actifs ; les acquéreurs ne souhaitant pas prendre de risques locatifs ou acheter à une valeur trop haute en cas d évolution à la baisse du marché et les vendeurs ne souhaitant pas vendre leurs biens sans possibilité de réemploi du produit de la vente de leurs actifs.

Sur le marché locatif des bureaux, la plupart des utilisateurs ont également gelé leur projet de croissance en termes de surfaces, en raison de la démocratisation imposée du recours au télétravail et des incertitudes liées à leurs activités économiques. Seul le marché locatif de la logistique n a pas connu de ralentissement, notamment en raison de la croissance du secteur pendant la crise. A ce jour, même si nous ne sommes pas encore complètement sortis de la crise, on observe une décrispation du marché de l immobilier transactionnel - les investisseurs ayant un réel

besoin d allouer leurs fonds restés gelés pendant toute cette période avec toutefois une redistribution des classes d actifs visées par les investisseurs.

Il est vrai que si le retail n avait pas le vent en poupe avant la crise Covid, les choses ne se sont pas améliorées pour le secteur, sauf pour le retail dit « prime » qui maintient son engouement. L hôtellerie a aussi subi un choc et doit se réinventer notamment concernant sa clientèle d affaires qui voyagera moins à l avenir. Le bureau a subi un ralentissement en termes de nombre de transactions, mais la rareté de l offre de bureaux à l acquisition dans le QCA conduit à maintenir les valeurs à des niveaux d avant crise, ce qui est moins vrai pour les offres en périphérie.

Le grand vainqueur de cette redistribution des cartes reste l entrepôt en raison de l accélération des besoins du secteur due au changement des modes

d achat des français pendant les périodes de confinement. L effet Amazon a ainsi accru l appétit des investisseurs vers cette classe d actifs.

Un effet également notable de cette crise est l intérêt des investisseurs pour le résidentiel, jusqu alors délaissé en raison des problématiques liées aux utilisateurs trop protégés par le régime des baux d habitation. Toutefois, cet attrait vers le résidentiel semble, jusqu à présent, se limiter au résidentiel « prime » des beaux quartiers parisiens.

L autre résultat marquant de cette crise est l accélération du changement des modes d occupation des espaces de travail. L open space va de plus en plus laisser place à un espace de travail social et convivial avec davantage de services offerts aux employés, un peu à l image des campus à l américaine. C est une réelle demande des employés, surtout chez les plus jeunes, à laquelle doivent répondre les entreprises si elles souhaitent attirer et conserver les meilleurs talents.

Les utilisateurs de bureaux se tournent ainsi de plus en plus vers les offres full services des opérateurs de flex office. Un client nous a même confié que l un de ses utilisateurs lui avait demandé un aménagement de ses locaux avec 100% d espaces de salles de réunion et de convivialité, sans aucun poste de travail individuel.

On voit donc que le recours au télétravail ne va pas avoir pour effet de réduire drastiquement la demande de bureaux en termes de m2 là où certains prédisaient même « la fin du bureau ! » - mais va plutôt conduire à repenser les modes d occupation de ces espaces.

Ce même phénomène se retranscrit également sur l habitation avec le coliving. Il y a une réelle demande pour ce nouveau mode d occupation des espaces d habitation, que ce soit chez les étudiants et jeunes cadres, mais également chez les seniors non destinés aux EHPAD.

Le marché de l immobilier est donc en pleine mutation, c est notre rôle d accompagner nos clients pour défendre au mieux leurs intérêts à l aune de ces nouvelles évolutions !

Si le marché de l immobilier transactionnel et locatif a connu un certain ralentissement en 2020 en raison de la crise Covid, la tendance semble se diriger vers un retour à la dynamique d avant crise mais, avec pour principales évolutions, une redistribution des cartes concernant les classes d actifs recherchés par les investisseurs et une redéfinition des modes d exploitation des espaces de bureaux et d habitation.

Les évolutions du marché de l immobilier transactionnel et locatif au lendemain de la crise Covid

Delsol Avocats - De la relation - Juin 2021Delsol Avocats - De la relation - Juin 2021Delsol Avocats - De la relation - Juin 2021Delsol Avocats - De la relation - Juin 2021Delsol Avocats - De la relation - Juin 2021Delsol Avocats - De la relation - Juin 2021
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